Cette fois ci, c'est pour de vrai.
A 18 heures pétantes, je claquerai la porte une dernière fois. Deux cartons et un cadre dans les bras, j'aurai les mains trop occupées pour dire au revoir. Et puis, je n'en ai pas vraiment envie (de dire au revoir).
Je les quitte sans larmes mais plutôt avec un sourire aux bords des lêvres.
J'irai me réfugier dans mon QG pour siroter des Long Island Ice Tea jusqu'à plus soif.
Je quitte donc ce petit bureau tout gris aux murs encrassés par la fumée de Camel. Je vais prendre l'air. Un air sûrement pollué car je vais avoir du mal à m'éloigner d'une grande ville. Je garderai contact avec ma mère, avec ma mer.
Il est impossible de se séparer définitivement de la plage...
Je vais sûrement m'éloigner géographiquement de certains d'entre vous pour me rapprocher d'autres.
Je rêve d'images et de sons mais finirai peut être au milieu d'autres cartons.
Je quitte donc sans regrets des gens, cotoyés pendant plus de 6 ans. Le sourire aux lêvres.
A un de ces jours.
Arno