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Shoulder to shoulder - Part 2

Il est environ 15 heures en ce samedi 12 mars 2005,

la France</personname> vient de battre l'Irlande sur le score de 26 à 19 au terme d'un match magnifique. Mais cela fait aussi 3 heures que je me retiens d'une envie d'uriner plus que pressante.
A Lansdowne Road (le stade de Dublin), il faut savoir que pratiquement la moitié du stade est composée de places sans sièges, non numérotées. C'est d'ailleurs ce qui fait la magie de l'endroit. D'ailleurs, ce match était le dernier joué par le XV irlandais en ces lieux, le stade devant être détruit dans l'année car il ne répond plus aux nouvelles normes de sécurité. Bref, pour être sûr d'obtenir une place au milieu du terrain et pas au fin fond de la ligne d'essai, il faut arriver une heure et demie avant le coup d'envoi, ce que je décidai de faire. Je suis même arrivé un peu plus en avance histoire de boire une énième Guinness et d'effectuer un arrêt pipi, pensant que ce dernier suffirait pour passer les trois prochaines heures tranquillement.
Je m'installe donc à la meilleure place disponible, plein centre, à une dizaine de rangs du bord du terrain, un dernier breuvage noir d'un demi litre dans la main droite. 12h45 : encore 45 minutes avant l'entrée sur le terrain de Fabien Pelous, seul et ovationné pour sa centième sélection. 12h45 donc. L'envie d'uriner me prend. Mais cette partie du stade est déjà remplie à ras bord. Si j'arrive à me frayer un chemin jusqu'aux Toilets les plus proches, jamais je ne retrouverai ma place et mes amis. Impossible non plus d'uriner à l'endroit où je suis. Premièrement, je suis arrivé la veille et j'ai absorbé toutes sortes de breuvages vendredi soir ; j'ai peur que l'odeur dérange mes compagnons de l'aventure. (À ce sujet, c'est pas parce qu'on boit de la bière brune qu'on pisse foncé). Deuxièmement, le monsieur positionné juste devant moi parait costaud et j'ai peur de sa réaction si jamais il s'aperçoit que le bas de son pantalon prend « l'eau ». Enfin, cela ne se fait pas de pisser n'importe où...

Bref, je décide de me retenir. Et c'est très dur.

Et bien, vous n'allez pas me croire ! Ce match à Dublin était vachement plus agréable que celui que j'avais vu deux ans auparavant pour deux raisons :
1 –

La France</personname> a gagné 26 à 19. En 2003, les Irlandais l'emportaient 15 à 12
2 – C'est un plaisir dingue de pisser après s'être retenu pendant plus de 2 heures.

 

La suite demain...

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