Renversé par le bus.
J'ai l'ai effectivement pris en pleine face.
Je ne pensais pas pouvoir être plus bousculé après avoir été spectateur "impuissant" de l'érotisme dévastateur de Scarlett Johansson pendant deux films.
Mais dimanche, j'ai vu Shortbus.
Alors oui, Shortbus est un film sexe et rock and roll. Oui, il nous parle de toutes les sexualités et de tous les sentiments. Directement. Sans détours. Oui, il choque les étroits esprits car on y voit du sexe et des sexes. De près, de loin. Seul ou en groupe.
Mais moi, j'ai vu autre chose. J'ai vu une ville. New York.
Et depuis que Woody Allen a quitté la grosse pomme pour tourner à Londres, il y a bien longtemps que je n'avais plus vu New York aussi bien filmé.
Cela dit la manière est différente. Dans Shortbus, très peu de plans de la ville. Mais une maquette incroyable pour le générique servant de passage entre chaque lieu. Et une ambiance. Le poids de cette immense cité derrière chaque mot et chaque personnage.
Ses excès, sa nuit, ses peurs, sa musique (Yo la Tengo entre autres), sa variété, sa richesse, etc...
C'est ainsi que je la connais cette putain de ville. Et c'est ainsi que je l'AIME.
Dans le film, le Shortbus est un club. Un endroit où l'on peut discuter d'art, boire un verre, regarder des films underground, baiser avec tout le monde, écouter un concert, déambuler, etc... Aussi, je me demande si New York n'est pas le Shortbus des Etats Unis.
En tout cas, j'ai aimé Shortbus. Pas autant que j'aime New York, mais j'ai aimé.
Et je n'étais pas loin de la larme.